Un contrat à établir

La communication entre êtres humains est bourrée d’implicites et de présupposés. Nous en voulons à l’autre de ne pas avoir le comportement que nous souhaitons ou de ne pas tenir compte de nos besoins mais nous ne savons pas nous exprimer sur nos attentes de façon suffisamment précise, concrète et explicite, et nous ne savons pas nous écouter les uns les autres avec bienveillance.

Nous partons du principe que nous avons tous le même cadre de référence, que le respect, par exemple, est le même pour tous. Quand on doit collaborer à plusieurs durant un certain temps, définir ensemble un contrat relationnel, qui précise la façon dont on va communiquer et collaborer, permet de limiter ces biais et de faciliter le dialogue, donc d’être plus efficace ensemble.

Une relation entre deux personnes adultes c’est 50% de responsabilité pour chacun et pas plus

Selon Jacques Salomé et d’autres essayistes comme le psychiatre Gérald Apfeldorfer notamment, toute relation humaine constitue un contrat implicite aux responsabilités également partagées. À l’intérieur de ses 50 % de la relation, chacun est pleinement responsable de tout ce qu’il dit et fait et de tout ce qu’il pense et ressent. Chacun gère ses émotions, ses pensées et ses ressentis et pose des actes qui l’engagent en tant qu’être humain. On ne prend pas en charge les réactions émotionnelles, les pensées ou les ressentis de l’autre, mais on peut essayer de les accueillir avec bienveillance dans la mesure de sa propre disponibilité.

Une régulation à assurer

Une relation équilibrée (i.e. saine) suppose que cette répartition des responsabilités soit régulée en permanence par chacune des parties prenantes. Si l’on assume plus que ses «50%», on prend en charge l’autre et on lui ôte ainsi du pouvoir sur sa propre vie. Si l’on n’assume pas la totalité de ses «50%», on se fait porter par l’autre.

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